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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 16:20

Il ne faudrait pas croire que tout est toujours rose aux Samoa.

 

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Au plus fort de la saison des pluies, le simple fait de parcourir quelques mètres à découvert peut donner l'impression que l'on reçoit dix seaux d'eau sur la tête. Si, par malheur, un cyclone s'abat sur l'île et que les cocotiers du rivage ploient leur chevelure révulsée sous l'assaut des rafales, alors on peut vraiment croire la fin du monde arrivée.

 

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Aquarelle de Winslow Homer - 1898 - Metropolitan Museum of Art

 

Fanny a dû éprouver ce sentiment, elle qui se réfugiait dans la petite cabane de jardin lors des absences de RLS, quand tout menaçait de s'effondrer dans la grande maison sous les coups de butoir d'un vent d'apocalypse.

 

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C'est peut-être pour assécher la maison quand alentour tout suintait d'humidité qu'elle insista pour qu'on installe une cheminée, objet parfaitement insolite aux Samoa où il règne quasiment en permanence une atmosphère de serre chaude. Rappelait-elle à RLS son Ecosse natale ? Toujours est-il que la fameuse cheminée, que l'on peut admirer dans la pièce dite des 'tapas' à cause des tentures traditionnelles qui tapissent les murs, ne fonctionna que très peu, les samoans n'étant pas, et pour cause, d'éminents spécialistes en la matière. Le tirage en était si mauvais.qu'une épaisse fumée envahissait toute la villa quand on y allumait un feu, et il fut donc décidé de s'en tenir à son aspect décoratif.

 

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En 1893, la guerre civile ravagea les Samoa, plus ou moins encouragée par les puissances occidentales qui y virent l'occasion de mettre en place une administration locale favorable à leurs intérêts économiques respectifs. RLS prit fait et cause en faveur des chefs traditionnels et remua ciel et terre pour leur venir en aide, adressant missive sur missive en Europe pour informer les gouvernements et alerter l'opinion publique sur les évènements qui secouaient ces petites îles du bout du monde.

 

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Les trois consuls en place à Apia, américain, anglais et allemand, auraient donné cher pour renvoyer en Ecosse cet empêcheur de tourner en rond, maigre comme un clou, qui parcourait l'île à cheval et contrecarrait leurs plans.

 

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Mais voilà, RLS était un écrivain célèbre qui jouissait d'une grande estime auprès de la population locale, et son expulsion aurait signifié, à n'en pas douter, un regain de violence. Cette période troublée fut vécue avec inquiétude par les habitants de Vailima, qui voyaient parfois leur plantation traversée par des groupes de guerriers au visage peint en blanc, qui allaient affronter leurs adversaires.

 

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C'est à cette époque que l'impressionnant coffre-fort, dont une copie trône dans le grand salon, joua un rôle majeur. Les chefs traditionnels partant combattre, et qui avaient une confiance absolue en Stevenson,  y déposaient leur trésors pour les mettre en lieu sûr. Il est plus que probable que RLS y déposa aussi ses manuscrits pour le même motif.

 

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Lorsque les troubles cessèrent momentanément après la défaite des amis de RLS, ce dernier leur garda une fidélité indéfectible, à tel point que, deux mois avant sa mort, en signe de gratitude, les partisans du roi traditionnel ouvrirent dans la forêt une route d'accès à Vailima, qui ne pouvait jusqu'alors être atteinte que par un méchant sentier glissant.

 

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Quand on visite aujourd'hui la villa, c'est sans doute le grand salon, totalement lambrissé de bois précieux aux chauds coloris, qui impressionne le plus, car il était le coeur même de la vie de ces drôles de gens qu'étaient les Stevenson, là où ils se réunissaient pour dîner et où ils recevaient leurs amis.

 

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Les ombres de RLS et de Fanny semblent encore y planer.

 

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C'était là qu'il fallait faire montre d'opulence pour impressionner les visiteurs.

 

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Dans un coin, il y a un piano.

 

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C'est autour de lui que se retrouvaient tous les membres du clan pour de joyeux concerts. Fanny jouait du banjo, RLS du flageolet et, pour un peu, on croirait encore entendre les harmonies qui égayaient ces chaudes soirées tropicales.

 

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Le piano s'est tu dans la soirée du 3 décembre 1894.

 

Fanny avait fait part aux samoans du désir de son mari d'être inhumé au sommet du mont Vaea, lieu sacré qui dominait la résidence. Malheureusement le mont était couvert d'une épaisse forêt et il n'y avait aucun chemin permettant d'acheminer le corps jusqu'au sommet. C'est alors que les samoans prouvèrent une fois de plus leur attachement à Stevenson. Quatre cent d'entre eux, venus de tous les villages environnants, dégagèrent en une nuit, à la lueur des torches, une voie d'accès qui permit de porter jusqu'à sa dernière demeure celui qu'ils appelaient  "Tusitala", le Conteur d'histoires. Il faut vraiment parcourir ce sentier pour comprendre l'extraordinaire exploit que l'ouverture nocturne de cette tranchée dans la forêt primaire a représenté.

 

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Il y a maintenant deux possibilités de rejoindre le sommet du mont.. Un sentier dit 'court', très pentu et relativement direct, et un sentier dit 'long' qui s'élève par degrés en serpentant dans la forêt. En fait, ils sont pratiquement aussi ardus l'un que l'autre, le premier parce que la montée est raide, souvent glissante et entrecoupée de passages rocheux..

 

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le second parce qu'il semble interminable, encombré d'énormes troncs qui entravent souvent la progression, et fort glissant par endroits.

 

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Dans un cas comme dans l'autre, la moiteur est oppressante, il règne une humidité permanente et des nuées de moustiques voraces n'ont que trop plaisir à accueillir le pélerin de passage.

 

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En compensation, les échappées sur la forêt pluviale sont sublimes et les fougères arborescentes déploient partout leur élègante silhouette.

 

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Des arbres gigantesques dressent leurs troncs à des hauteurs vertigineuses et des chants d'oiseaux inconnus de nos contrées se font entendre de tous côtés.

 

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Des plantes qui feraient l'orgueil de nos fleuristes poussent librement tout au long du chemin.

 

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Arrivé au sommet, on découvre enfin la tombe, blanche et nue sous les frondaisons. La vue alentour est superbe, même s'il n'est pas rare qu'une pluie fine vienne balayer le site. L'atmosphère est paisible, sereine, et l'on comprend le souhait de l'écrivain de reposer en ce lieu, surplombant cette terre qu'après bien des errances il a tant aimé. Sur une plaque à demi effacée, on peut déchiffrer le vers célèbre:

 

"Here he lies where he longed to be"

 

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Le jour des funérailles, une foule recueillie, toute habillée de blanc, se tenait derrière Fanny et Belle qui, selon la tradition samoane, déployaient une grande écharpe de tapa en hommage au défunt.

 

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Ce tissu est toujours visible dans la villa, en haut de l'escalier d'honneur qui méne au grand salon.

 

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Plus tard, lorsque la tombe fut érigée, ce furent les samoans qui vinrent en nombre rendre hommage à leur ami. Cela n'a pas cessé depuis. Plus récemment, la question se posa de savoir si l'on devait construire un funiculaire pour faciliter l'accès au sommet, mais le projet fut vivement repoussé car les habitants estimèrent que le lieu était sacré et qu'il fallait maintenir la sérénité de l'endroit.

 

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Ne pouvant assumer seule la gestion du domaine après le décès de RLS, Fanny ne resta pas à Vailima. Elle mourut en Californie en 1914, vingt ans après Stevenson. Selon son voeu, ses cendres furent acheminées à Vailima et déposées dans la tombe de son mari. On ajouta sur celle-ci la très belle épitaphe composée auparavant par RLS:

 

Teacher, tender comrade, wife,

A fellow farer, true through life,

Heart whole and soul free,

The august father gave to me.

 

Après la période allemande, suivie à partir de 1914 par l'administration des Samoa Occidentales par la Nouvelle-Zélande, une longue période de troubles aboutit finalement en 1962 à l'indépendance du territoire.

Entre-temps, Vailima avait bien souffert de ses occupations successives. Le coup de grâce faillit lui être porté quand les cyclones de 1991 et 1992 l'endommagèrent gravement.

C'est à une fondation américaine, le Robert Louis Stevenson Museum, de Phoenix, Arizona, avec l'appui des autorités samoanes, que l'on doit la merveilleuse et fidèle restauration qui permet aujourd'hui de parcourir ce lieu avec la sensation d'être replongé cent vingt ans en arrière et de partager la vie de cette singulière famille.

Qu'importe après tout si la plupart des meubles ne sont que de méticuleuses copies du mobilier d'origine (quelques originaux se trouvent au Stevenson Museum de Monterey, en Californie). Le charme opère, et c'est bien là l'essentiel.

 

Vailima, en samoan, veut dire "l'eau dans les mains" en référence à une ancienne légende selon laquelle une femme descendit la colline avec de l'eau dans ses mains, tenues en forme de coupe, pour secourir un homme mourant.

Vailima, c'est aussi le nom de la bière locale, excellente d'ailleurs  qui désaltère à l'envie, samoans et touristes assoiffés.

 

Robert Louis Stevenson était déjà célèbre de son vivant. Sa gloire posthume rejaillit à présent sur ce joli paradis polynésien perdu au milieu du grand océan, où les habitants gardent une éternelle gratitude envers celui qui leur portait une réelle affection.

Depuis sa dernière demeure, tout en haut du mont Vaea, où le regard plonge sur la petite capitale et plus loin sur le bleu profond du Pacifique, RLS doit constater avec satisfaction que sa belle demeure à retrouvé un peu de son lustre d'antan.

 

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Les références dans cet article à la vie de Stevenson et de ses proches doivent beaucoup au livre très documenté d'Alexandra Lapierre "Fanny Stevenson, Entre passion et liberté" - Editions Robert Laffont - 1993.

Dans leur grande majorité, les photographies anciennes sont exposées sur les murs de la villa-musée de Vailima.

On peut retrouver un album très complet de photos concernant la vie et l'oeuvre de Stevenson, y compris la période Vailima, sur le site www.robert-louis-stevenson.org.

 

 

 

 

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 13:25

Il serait vraiment dommage, quand on a fait le long voyage jusqu'aux lointaines îles Samoa, perdues là-bas au beau milieu du Pacifique, de ne pas visiter la villa Vailima, une superbe et grande demeure de style colonial située dans un écrin de verdure sur les hauteurs d'Apia, la petite capitale des Samoa Occidentales, dans l'île d'Upolu.

 

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Vailima doit sa renommée à Robert Louis Stevenson, l'immortel auteur de "l'Ile aux Trésors" et de "L'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde", sans oublier - entre autres - le délicieux "Voyage avec un âne dans les Cévennes", aujourd'hui encore bible des randonneurs. Stevenson passa les quatre dernières années de sa vie à Vailima, jusqu'à sa mort le 3 décembre 1894, à l'âge de 44 ans.

 

Robert Louis Stevenson-1885

 

Singulier personnage que RLS, comme il était d'usage de l'appeler familièrement. Poète, romancier, essayiste, auteur de nouvelles, de romans d'aventures ou d'horreur, aventurier bohême et voyageur impénitent, il était au faîte de sa gloire lorsqu'en 1890, au terme de maintes pérégrinations, il décida qu'il ne bougerait plus des Samoa et acquit 125 hectares d'une terre recouverte d'une épaisse forêt primaire, sur une colline dominant Apia, au pied du mont Vaea.

 

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Le climat tropical chaud et humide apportait en fait un peu de répit à la santé défaillante de ce grand malade - il souffrait de tuberculose  - dont la vie itinérante, depuis son enfance écossaise, avait été un long calvaire et une succession de rechutes qui le laissaient, à chaque fois, un peu plus exsangue.

 

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On peut imaginer sans peine en contemplant le paysage aux alentours de Vailima, dans la chaleur oppressante qui sévit ici une bonne partie de l'année, le défi immense que représentait la construction de la belle résidence que l'on peut admirer aujourd'hui. Il ne fait pas de doute que, surtout pour les quelques blancs résidant à Apia, le fol entêtement de cet écrivain célèbre devait susciter bien des commentaires ironiques.

 

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C'était là méconnaître la volonté sans faille de Stevenson. D'autre part, il n'était pas seul. Auprès de lui, il y avait Fanny, son épouse, un petit bout de femme énergique, infatigable, qui l'avait suivi partout, qui avait été de toutes les aventures, qui avait foi en son talent, l'encourageait, le protégeait, l'avait soigné et sauvé à diverses reprises lorsque sa vie fragile n'avait tenu qu'à un fil.

 

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Ils s'étaient rencontrés à Grez-sur-Loing, près de Fontainebleau, refuge de peintres impressionnistes, et leur relation avait fait scandale à l'époque car cette américaine, de dix ans son aînée, était mariée et mère de deux enfants, Isobel et Lloyd. Plus tard, Fanny divorça. RLS la retrouva en Californie et l'épousa en 1880. A Vailima, Fanny devait déployer une incroyable énergie, travaillant sans relâche et transformant peu à peu cette terre sauvage en une opulente plantation où poussait une grande variété d'espèces fruitères et potagères. Depuis sa chambre reconstituée, on l'imagine aisément contrôlant avec satisfaction l'avancée des travaux.

 

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Un autre élément qui jouait en faveur de Stevenson était la fascination profonde qu'il éprouvait pour la civilisation et les moeurs des peuples du Pacifique et le grand respect qu'il avait pour leurs coutumes. Il sut ainsi les écouter, les comprendre et, en retour, il n'eut aucun mal à se faire aimer d'eux et à obtenir leur aide pour l'édification de son royaume tropical, ce qui à n'en pas douter dut engendrer bien des jalousies au sein de la colonie occidentale d'Apia.

 

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C'est ainsi que Vailima vit le jour, et RLS put faire venir le reste de sa famille. à savoir Maggie, la mère de l'écrivain, que tout le monde appelait familièrement "Tante Maggie", fille de révérend qui, sur les photos, avec ses coiffes impeccablement empesées, ressemble comme deux gouttes d'eau à la reine Victoria, mais aussi Isobel, surnommée "Belle" la fille de Fanny, à laquelle par la suite RLS devait dicter les oeuvres qu'il continuait à écrire chaque jour. Sur une photo d'époque, on reconnait de gauche à droite Fanny, RLS, Belle et Tante Maggie.

 

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Belle était venue avec son mari, Joseph Strong - Jo -, et son fils Austin. Jo, artiste bohême avait été peintre officiel du roi de Hawaï, avant que ce territoire ne devienne américain. Coureur, buveur, flambeur et opiomane, il s'attira très vite les foudres de la famille et Belle divorça en 1892. A Vailima, Belle retrouva son frère Lloyd que la vie aux Samoa enthousiasmait. Les murs de la villa déclinent à plusieurs reprises une photo célèbre qui montre l'ensemble de la tribu Stevenson ainsi que leurs employés samoans sur le seuil de la demeure.

 

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Tout ce singulier petit monde avait donc fini par poser ses malles dans la grande et belle maison.

 

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"Tante" Maggie aimait beaucoup sa chambre d'où elle jouissait d'une vue superbe sur le beau jardin tropical. A une époque où les voyages intercontinentaux étaient si longs et si éprouvants, elle avait supervisé l'acheminement depuis l'Ecosse du beau mobilier dont on peut aujourd'hui admirer les copies fidèles dans les différentes pièces de la villa.

 

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La grande véranda qui court sur toute la façade et sur laquelle ouvrent toutes les piéces donne une grande impression de légèreté à l'ensemble. L'aile Est toutefois, surnommée l'aile allemande, n'existait pas à l'époque des Stevenson. Elle fut ajoutée ultérieurement lorsque les Samoa devinrent  allemandes et que Vailima fut transformée en résidence du gouverneur Wolfgang Solf de 1889 à 1914.

 

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A l'époque de Stevenson, la véranda servait occasionnellement de salle de banquet où les copieux festins "à la samoane" réunissaient aisément jusqu'à une cinquantaine de convives.

 

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Avant l'extension de la véranda, RLS pouvait, depuis la fenêtre de la bibliothèque, son sanctuaire, contempler le mont Vaea. C'est là qu'il demandera par la suite à être enterré avec ses bottes aux pieds, celles avec lesquelles il avait parcouru ces îles qu'il chérissait tant.

 

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On imagine aisément le Maître à son bureau, où il travaillait comme un forcené à ses ouvrages, entouré des livres,  des objets familiers et des souvenirs de voyage qu'il affectionnait..

 

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Une photo le représente dictant à Belle, avec ses bottes bien sûr, les récits qu'il n'a cessé de composer jusqu'à sa mort.

 

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Dans la "pharmacie", on peut voir l'alignement des potions, des sirops, des fioles et des remèdes sur lesquels Fanny veillait jalousement pour parer à toute rechute de son grand malade.

 

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La chambre de Belle, où elle aménagea après le départ de Jo Strong, est à son image, lumineuse. Elle pouvait y régir la grande maisonnée. Son association avec son beau-père, lorsqu'elle fit fonction de secrétaire, devait lui apporter gloire et fortune quand le temps fut venu de publier à titre posthume les ouvrages de RLS.

 

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La chambre d'Austin, quant à elle, est celle d'un petit garçon heureux de vivre une vie d'exception au bout du monde, dans ces îles où l'on parcourt à cheval des espaces sauvages inviolés, où de farouches guerriers parés de plumes et de colliers, couverts d'étranges tatouages, lui apprennent à manier la lance et la massue, et où à table RLS fascine son auditoire avec des histoires qui lui font écarquiller grand les yeux et l'empêchent parfois de s'endormir paisiblement le soir.

 

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Une vie idyllique pensera-t'on, comme pourrait le suggérer cette image bucolique de RLS et de Fanny dans la nature, des fleurs dans les cheveux, en compagnie d'amis samoans.

 

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Peut-être pas vraiment.

 

à suivre...

 

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