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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 16:21

 

Elle se définit elle-même

'cité maritime de caractère'.

 

Et du caractère, elle en a bougrement.

 

Son plus illustre fils, Paul Valéry,

la dénommait "l'île singulière".

 

Coincée, telle un sandwich,

entre Méditerranée et étang de Thau,

Sète, qui s'appela longtemps Cette,

a tout d'une île, et ses habitants

ont l'insularité bien ancrée dans leurs gênes.

 

Celle que l'on appelle aussi 

la 'Venise du Languedoc'

mire ses façades colorées dans l'eau des bassins,

et, sur les murs de la ville

aux balcons ouvragés,

un fabuleux bestiaire abyssal

rappelle encore, s'il en était besoin,

l'omniprésence de la Mer.

 

Amarrés le long des quais, les gros chalutiers

évoquent irrésistiblement des échappées hauturières.

 

Mais c'est à la Pointe Courte,

cet appendice en forme de couteau

qui s'enfonce dans l'étang de Thau

que l'on prend vraiment la mesure

de la singularité du lieu.

 

Ici, on est de la Pointe Courte,

avant même d'être sètois,

et l'estranger ébahi parcourt incrédule

cet endroit insolite et peuplé de chats

que l'ange du bizarre

semble avoir effleuré de son aile.

 

Lorsque le soir venu, au pied du mont Saint-Clair,

que l'on soutient ici évoquer par sa forme 

le dos d'un animal marin,

scintilleront, tels des lamparos, 

les mille petites lumières des maisons alentour,

les croix du cimetière marin

ressembleront, dans les feux du couchant,

aux gréements d'une flotte s'éloignant dans la nuit.

 

Et au petit matin, sur la plage de la Baleine,

un promeneur solitaire ira, si le temps est clément,

écouter respirer la Mer ...

 

 

 

oooOOOooo

 

 

 

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8 août 2019 4 08 /08 /août /2019 16:51

 

 

Quand le vent dialogue 

avec la nature et les choses.

 

 

Une vidéo 

à regarder par temps de canicule.

 

 

Bonnes vacances à toutes 

et à tous.

 

 

oooOOOooo

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7 juillet 2019 7 07 /07 /juillet /2019 18:19

 

La superbe exposition 'Océanie'

au Musée du Quai Branly - Jacques Chirac à Paris

vient de s'achever.

 

Certains visiteurs qui l'ont parcourue

n'ont peut-être pas porté suffisamment attention

a une petite vidéo jouxtant la sortie du parcours.

 

Sur cette vidéo, on pouvait voir la poétesse Kathy Jetñil-Kijiner,

native des iles Marshall,

réciter le poème 'Tell them' ('Dites-leur' ) qu'elle avait présenté en 2012

au 'Poetry Parnassus Festival' à Londres.

 

Ce poème est un véritable cri d'amour pour ces iles enchanteresses 

maintenant en première ligne du désastre écologique lié au réchauffement

climatique et menacées de disparition en raison de la montée des eaux.

 

On peut trouver sur YouTube la version non traduite de ce récit.

En voici la traduction française telle qu'elle apparaissait  en sous-titres

sur la vidéo de l'exposition, accompagnée cette fois de quelques images

qui contribueront peut-être à en souligner l'émouvant message.  

 

 

" Dites-leur

 

J'ai préparé le colis pour mes amis aux Etats-Unis,

Les boucles d'oreilles pendantes tressées,

En demi-lunes, perles noires étincelantes

Comme l'oeil d'un cyclone de spirales étroites.

Les paniers, robustes, eux-aussi tressés.

Cauris bruns, coquilles brillantes, mandalas complexes.

Façonnés par des doigts cailleux.

 

 

A l'intérieur du panier, un message :

Portez ces boucles d'oreilles lors de fêtes,

En classe et en réunion, au supermarché et à l'épicerie du coin.

Et quand vous prenez le bus,

Conservez bijoux, encens, pièces de cuivre,

Et les lettres qui s'enroulent sur elles-mêmes,

comme celle-ci dans ce panier,

 

 

Et lorsque les autres vous demandent d'où ça vient

Vous leur dites, ça vient des iles Marshall.

Montrez-leur où ça se trouve sur la carte.

 

 

Dites-leur que nous sommes un peuple fier.

Dorés, brun foncé, comme les côtes saillantes d'une souche d'arbre.

Dites-leur que nous sommes les descendants

des plus grands navigateurs du monde.

Dites-leur que nos iles sont tombées

d'un panier porté par un géant.

Dites-leur que nous sommes les coques évidées

de pirogues rapides comme le vent fendant la mer pacifique.

 

 

Nous sommes des copeaux de bois,

Des feuilles de pandanus en train de sécher.

Des bwiros (1) collants lors des kemems (2).

 

(1) bwiro : plat traditionnel des iles Marshall à base du fruit de l'arbre à pain fermenté.

(2) kemem : fête célébrée à l'occasion du premier anniversaire d'un enfant (héritage d'une époque où le taux de mortalité infantile était très important).

 

 

Dites-leur que nous sommes de douces harmonies

de mères, tantes et sœurs.

Des chansons tard dans la nuit.

Dites-leur que nous sommes des prières murmurées.

Le souffle de Dieu.

Une couronne de fleurs fuchsia encerclant les cheveux blancs

comme l'écume de tante Mary.

 

 

Dites-leur que nous sommes des gobelets en polystyrène

pleins de kool-aid (3) rouge qui attendent patiemment l'ilomij. (4)

(3) Kool Aid : boisson aromatisée en poudre, typiquement américaine.

(4) ilomij : cérémonie traditionnelle accompagnant les funérailles 

 

 

Dites-leur que nous sommes des couchers de soleil

aux couleurs de papayes dorées qui saignent.

Nous sommes des cieux dégagés,

majestueux dans leur paysage grandiose.

Nous somme l'océan,

effrayant et souverain par sa puissance.

 

 

Dites-leur que nous sommes des tongs en caoutchouc poussiéreuses

déposées sur des seuils en béton.

Nous sommes les coutures déchirées et les poignées cassées 

des portières de taxis.

Nous sommes les mains transpirantes qui serrent 

une autre main transpirante dans la chaleur.

Dites-leur que nous sommes des jours et des nuits 

plus chaudes que n'importe quoi que vous puissiez imaginer.

 

 

Dites-leur que nous sommes des filles avec des tresses

qui font la roue sous la pluie.

Nous sommes des éclats de bouteilles de bière cassées

enfouis sous le fin sable blanc.

 

 

Nous sommes des enfants qui s'élancent comme des élastiques

à travers une route encombrée de voitures haletantes.

Dites-leur que nous n'avons qu'une seule route.

 

 

Et après tout ça, parlez-leur de l'eau.

Comme nous l'avons vu monter inonder nos cimetières,

 

 

jaillir au-dessus des digues et écraser nos maisons.

 

 

 

Dites-leur ce que ça fait de voir 

l'océan entier au niveau de la terre.

 

 

Dites-leur que nous avons peur

Et dites-leur que nous ne savons rien

de la politique et de la science.

Mais dites-leur qu'on voit ce qui est à nos portes.

 

 

Dites-leur que certains d'entre nous sont de vieux pêcheurs

qui croient que Dieu nous a fait une promesse.

Que certains d'entre nous sont plus sceptiques quant à Dieu.

Mais surtout dites-leur que nous ne voulons pas partir.

 

 

Nous n'avons jamais voulu partir.

Et nous ne sommes rien sans nos iles."

 

 

oooOOOooo

 

Kathy Jetñil-Kijiner est une activiste du mouvement pour la lutte contre les effets du dérèglement climatique. Désignée 'Hero of the Year' par le magazine 'Vogue', elle s'était adressée en 2014, à l'âge de 26 ans, aux chefs d'état réunis lors de la session d'ouverture à New York du Sommet des Nations Unies pour le Climat. En 2015, elle était l'invitée de la COP 21 à Paris. Titulaire d'une maîtrise en études des iles du Pacifique, elle enseigne cette spécialité au Collège de Majuro, la capitale des Marshall.

Les iles Marshall ont obtenu leur indépendance en 1990 après avoir été placées sous tutelle des Etats-Unis après la fin de la Seconde Guerre Mondiale où elles avaient été le théâtre de combats particulièrement féroces  Des centaines d'épaves achèvent toujours de rouiller sur les merveilleux fonds coralliens de l'archipel.  C'est sur le territoire des iles Marshall que, dans les années 1950/1960, furent effectués les essais nucléaires US (atoll de Bikini, notamment). On a pu estimer que la totalité de ces essais a représenté l'équivalent de 8,000 bombes d'Hiroshima.

La montée des eaux du Pacifique a déjà entraîné des déplacements massifs de population sur plusieurs atolls de l'archipel.

Les photos dans cet article montrant les conséquences de la montée des eaux sont extraites d'articles parus dans différents médias US, New York Times et Washington Post notamment.

La photo montrant une jeune femme avec son enfant ramassant un tesson de bouteille de bière en bord de plage illustrait un article paru en 2015 sur le site web d'actualité Marshable et signé Kim Wall (disparue depuis), Coleen Jose et Jan Hendrick Henzel.. Cette jeune femme est une réfugiée climatique partageant à Majuro un lotissement avec 14 autres réfugiés dans des conditions précaires. Son souhait, mêlé de la crainte de ne pouvoir s'adapter à une vie non insulaire, était de rejoindre son père, émigré aux Etats-Unis en Arkansas. En 2017, elle était toujours à Majuro, n'ayant pu réunir l'argent nécessaire pour acheter le billet d'avion.

 

oooOOOooo 

 

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6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 17:50

 

Il fut un temps où, en incluant l'Antarctique,

notre planète comptait six continents.

L'Homme, affairé à la destruction de son environnement,

en a créé un septième, immense.

Un continent de déchets, essentiellement de plastiques.

Une soupe immonde qui dérive entre deux eaux

au cœur des grands océans,

causant d'irrémédiables dommages à la vie marine

et, par voie de conséquence, à l'Homme lui-même

qui par sa négligence en fut l'origine.

 

 

Des navires-usine, pratiquant la surpêche,

utilisent de gigantesques filets qui détruisent les fonds marins.

Il arrive hélas trop souvent que ces navires 

abandonnent ces filets illégalement en mer.

Ils dérivent alors lentement au gré des courants

constituant un piège mortel pour la faune océane,

poissons, mammifères marins, tortues etc..

 

On les appelle des ghostnets, les filets fantômes.

 

 

Le détroit de Torrès

qui sépare le nord de l'Australie de la Papouasie Nouvelle-Guinée

constitue un goulot d'étranglement 

où Océan Indien et Océan Pacifique se rencontrent.

Poussés par les courants marins

les filets fantômes s'y agglutinent

avec des conséquences désastreuses sur la faune marine

à peu de distance de la Grande Barrière de Corail.

 

 

Pour les habitants de cette région du monde,

aborigènes et insulaires,

l'affligeant spectacle des cadavres d'animaux marins

victimes de ces pièges flottants

a une toute autre résonance que la simple constatation 

des dommages causés à des espèces protégées 

et menacées d'extinction.

 

 

 

Pour ces peuples à la culture

millénaire, ces animaux

ont une valeur totémique.

S'ils disparaissent,

c'est le fondement de leur

culture qui disparait avec eux.

 

 

 

 

 

 

Afin d'alerter l'opinion publique

mondiale sur ce désastre

écologique et culturel,

les populations

du Détroit de Torrès

ont eu l'idée 

de créer des sculptures

aux couleurs vives 

en utilisant comme matériau

ces filets échoués sur la rive

ou récupérés en mer.

 

 

 

C'est ainsi qu'est né l'art des ghostnets

que des musées internationaux parmi les plus grands

n'hésitent plus à présenter à un large public.

 

 

 

Une magnifique leçon que nous donnent ces gens

qui, vivant en étroite harmonie avec la nature,

nous rappellent l'importance qu'il y a 

à protéger notre environnement et la biodiversité.

 

En est-il encore temps ?

 

 

 

oooOOOooo.

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25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 10:49

 

 

Une version 'animée' d'un petit conte publié dans ce blog il y a plusieurs années en souvenir d'un inoubliable séjour dans un lieu où les oiseaux sont plus nombreux que les hommes.

 

Peut-être que, portée par le souffle des alizés, cette histoire vous transportera un instant, loin, très loin, des grisailles ambiantes.

 

 

Bon voyage !

 

 

oooOOOooo

 

La légende de l'île aux oiseaux
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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 18:02

 

Des petits riens.

Moments suspendus.

Visions fugaces.

 

Les petites vagues qui viennent mourir sur le sable.

Un banc solitaire qui contemple la mer.

Un souffle d'air qui fait danser les feuillages.

Le chant des cigales dans la torpeur de l'été.

Le balancement des fleurs sous la brise.

Des reflets improbables dans le miroir d'une fontaine.

Le lent défilement des nuages avant la pluie.

L'étrange ballet des gouttes d'eau sous l'averse.

Les jeux de l'écume et des rochers.

La mort annoncée du soleil derrière l'horizon.

Un bateau qui glisse au loin dans la nuit.

 

 

oooOOOooo

 

 

Instants
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13 août 2018 1 13 /08 /août /2018 17:26

 

 

Au fil de la rivière,

 

Les jeux sans cesse renouvelés 

du Ciel et de l'Eau.

 

Un petit rafraîchissement estival.

 

 

oooOOOooo

Rivière
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18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 17:43

 

La Nature en Nouvelle-Zélande est si belle qu'elle en est devenue narcissique car, pour mieux contempler son image elle a créé des lacs-miroirs.

Le plus connu d'entre eux est probablement le lac Matheson.

Il se situe à proximité des grands glaciers, sur la côte ouest de l'île du Sud, celle que l'on désigne également sous le nom d'île de Jade.

Lorsque le temps est clair, ce qui est loin d'être souvent le cas dans cette région où il tombe annuellement des quantités invraisemblables de pluie, les montagnes environnantes effectuent un saisissant copié-collé inversé dans l'eau parfaitement immobile du lac.

Par une belle journée du printemps ou de l'été austral, à l'aube ou au crépuscule car ce sont les moments où seul le sillage d'un canard solitaire peut venir perturber la surface figée du miroir, on peut assister à un défilé de photographes munis de leur impressionnant matériel, venus fixer sur la pellicule la double vision des montagnes si parfaitement reflétées par l'eau qu'elles laissent planer un doute sur le sens dans lequel il convient de regarder ensuite la photo. 

Si vous consultez le web à propos de ce lac-miroir, vous y trouverez sans doute des images de ce type :

 

(photo Guillaume le Nistour)

 

Je n'ai pas eu la chance de voir dupliquer tête bêche, telles les figures d'un jeu de cartes, les sommets enneigés illuminés par la lumière naissante des premières heures du jour ou goûtant, comme à regret, la douceur dorée d'un soleil déclinant.

Le ciel était bas et gris ce matin-là. Il bruinait insidieusement et les nuages avaient inexorablement effacé toute trace de montagne, réduisant l'horizon à ce qu'il aurait pu être avant que les grands bouleversements géologiques ne viennent perturber la surface de la terre.

 

 

Passés les premiers instants de déception, cheminant sur le petit sentier qui serpente autour du lac, il m'a bien vite été donné de constater que ce lieu avait décidément quelque chose de magique.

Bordé d'arbres vénérables résonnant du chant d'oiseaux inconnus dans nos contrées, parsemé de bosquets de fougères arborescentes et de cette drôle de plante au nom singulier de 'plumes du Prince de Galles', le chemin offre quantités d'échappées sur le monde inversé de l'autre rive, mettant singulièrement à l'épreuve notre conception du réel 

 

 

 

 

 

 

Cette impression de dérèglement des sens, de perte des repères, est encore accentuée si l'on approche de la rive.

 

 

 

 

 

Un monde étrange, double, où l'image inversée semble plus réelle, plus profonde et plus nette  que celle dont elle est le reflet.

Il parait que des anguilles géantes, parfois centenaires, habitent le lac et qu'il est possible de les apercevoir qui vous observent fixement de l'autre côté du miroir. Comment s'étonner dans ces conditions que les Maoris considèrent ces eaux comme sacrées. 

 

 

 

Quand, le soir venu, j'ai repris la route, le beau temps était soudainement revenu comme il arrive souvent sous ces latitudes. Une douce lumière baignait la campagne alentour et les derniers rayons du soleil illuminaient le mont Tasman, très haut au-dessus du lac et de ses sortilèges.

 

 

 

Une dernière chose. On raconte qu'à l'automne, on peut trouver aux abords du lac un champignon dont la couleur est d'un bleu intense. Une espèce qui n'existe nulle part ailleurs dans le monde.

 

Un endroit , comme je vous le disais, décidément magique !

 

 

oooOOOooo

 

 

(la1ère photo mise à part, toutes les photos sont de l'auteur)

 

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15 janvier 2018 1 15 /01 /janvier /2018 19:29

 

 

Elles ont des formes étranges, biscornues, surprenantes.

Elles arborent des couleurs violentes, inattendues, insolentes.

Elles naissent et meurent sous un soleil de plomb ou dans la moiteur étouffante de forêts insondables.

Palmes balançant mollement leurs éventails dans la brise.

Fleurs soleils explosant pour le bouquet final.

Feuillages parchemins dévoilant des dessins à la géométrie indéchiffrable.

Feuilles palettes déployant une gamme infinie de couleurs.

Dentelle aérienne des fougères arborescentes.

Troncs armés d'écailles et de piques ou soumis à l'implacable étreinte des lianes étrangleuses.

Bambous lanciers en formations impénétrables 

Arbres géants plusieurs fois centenaires et floraisons d'un jour.

Splendeurs vénéneuses, corolles indécentes, fleurs carnivores.

 

Orgueil des jardins botaniques ou découvertes inopinées au détour du chemin, je les ai photographiées cent fois entre Capricorne et Cancer.

 

Il est des sensitives qui se rétractent lorsqu'un doigt les effleure.

Il y a, dans une île des mers du Sud, des fleurs qui s'ouvrent à l'aube avec un claquement sec.

 

Les plantes Tropicales, un monde fascinant ...

 

 

oooOOOooo

 

Tropicales
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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 17:03

 

     "Je ne sais pas parler de la Mer.

Tout ce que je sais,

c'est qu'elle me débarrasse soudain

de toutes mes obligations.

Chaque fois que je la regarde,

je deviens un noyé heureux"

 
                                                                                      Romain Gary

 

oooOOOooo

 

Pour les vagues, le rivage est l'aboutissement,

la fin d'un long voyage.

Pour qui regarde la Mer se briser obstinément sur le rivage,

c'est une toute autre affaire.

Une voix.

Une voix qui peut n'être qu'un léger souffle,

ou parfois s'enfler jusqu'à devenir hurlement.

Une voix venue de l'infini qui ouvre grand nos portes,

qui nous nettoie en dedans,

qui nous aère, nous dénoue, nous déverrouille

et nous laisse en fin de compte innocents et fragiles

face à l'immensité d'un Monde sans entraves.

 

 

Rivages
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Présentation

  • : Mémoire de Rivages
  • : Pourquoi ce blog? Pour ne pas oublier tous ces rivages, proches ou lointains, que j'ai connus, pour faire partager ces regards, ces visions, ces impressions fugaces, ces moments suspendus et qui ne se reproduiront plus, pour le plaisir de montrer des images et d'inventer des histoires, pour rêver tout simplement..
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  • Jean-François
  • Amoureux invétéré des voyages, des tropiques, des bords de mer, des jardins, de la nature, de l'art etc.. etc..
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